En 2026, l’épargne salariale reste un pilier de la stratégie patrimoniale des ménages, mais avec trois évolutions à noter : hausse ciblée des prélèvements sur l’épargne retraite, débat sur un déblocage exceptionnel et revalorisation des plafonds d’abondement.
Les versements d’intéressement/participation orientés vers les compartiments 1 et 2 des PER d’entreprise voient leurs prélèvements sociaux grimper à 18,6%, contre 17,2% auparavant, du fait d’une hausse de 1,4 point de CSG. Economiquement, le PER collectif reste attractif pour lisser son impôt sur le revenu, mais le rendement net diminue légèrement, ce qui incite à arbitrer plus finement entre capitalisation long terme et perception immédiate des primes.
Le gouvernement prépare également un nouveau dispositif de déblocage exceptionnel des Plans d’Epargne Entreprise, permettant aux salariés modestes de retirer jusqu’à 2 000 euros, exonérés d’impôt sur le revenu mais attention, pas des prélèvements sociaux. Fiscalement, cette fenêtre reste neutre sur l’IR mais rompt la capitalisation de long terme. Cela vise à soutenir la consommation en 2026, au prix d’une ponction ciblée sur l’épargne investie en actions et fonds d’entreprise.
La revalorisation de 2% du plafond annuel de la Sécurité sociale porte à 3 844 euros le plafond d’abondement annuel sur PEE/PEI et à 7 689 euros sur PERCO/PERECO en 2026.
Cet ajustement ouvre la voie à des politiques d’abondement plus généreuses, renforçant l’intérêt patrimonial de l’épargne salariale pour les salariés les mieux accompagnés par leur entreprise, tout en augmentant le coût potentiel pour les employeurs.